L´association UFC-Que Choisir se dit heureuse de l’arrivée de Débitel sur le marché français de la téléphonie mobile, mais elle n’y voit qu’un premier pas et demande un vrai monitoring de la situation pour le cas échéant imposer des décisions au bénéfice du consommateur.
« L'UFC-Que Choisir constate que son combat pour un rétablissement de la concurrence dans le secteur du mobile commence à porter ses fruits. L'association se félicite que la porte d'entrée du marché soit enfin déverrouillée. L'accord signé entre Débitel et SFR constitue une première avancée. Déjà, le nouvel entrant a annoncé qu'il fera payer 9 centimes d'euro le SMS à l'unité. Cependant, la portée de cet accord restera limitée. En effet, l'ensemble des consommateurs ne pourra bénéficier de prix plus justes que si les nouveaux opérateurs entrants sont capables de capter une large clientèle et de tirer les prix vers le bas.
L'association UFC-Que Choisir demande à ce que l'ART (Autorité de régulation des télécommunications), le cas échéant, contraigne Orange, SFR et Bouygues Télécom à laisser entrer d'autres opérateurs virtuels susceptibles de réellement dynamiser la concurrence.
Par ailleurs, l'UFC-Que Choisir se félicite de l'intervention de Paul CHAMPSAUR, Président de l'ART (Autorité de régulation des télécommunications), qui a exprimé sa volonté de s'attaquer au prix des SMS afin de le rapprocher de son coût réel. L'ART est elle-même convaincue que le consommateur ne bénéficie pas d'un prix juste du SMS et se décide, enfin, à jouer pleinement son rôle de régulateur sur un marché où actuellement, les opérateurs s'entendent pour réaliser plus de 80% de marge sur les 11 milliards de SMS échangés chaque année en France.
L'UFC-Que Choisir rappelle que ses études menées en novembre 2003 et en mai 2004, démontrent que le prix pertinent du SMS est de 3 à 5 centimes d'euro. De plus, les consommateurs ont été très nombreux à protester contre la cherté excessive des SMS lors de la journée nationale de boycott du 9 mai dernier, lancée par l'association. »