L’assemblée générale des actionnaires de l’équipementier télécom Alcatel a confirmé vendredi dernier la possibilité pour Serge Tchuruk, président de la société, de rester à son poste jusqu’à son soixante-dixième anniversaire, confirmant ainsi l’accord donné par le conseil d'administration du 19 avril 2005.
Une disposition semblable a été approuvée pour le président de France Télécom, Didier Lombard, qui du fait d’une limite d’age de 65 ans aurai du quitter son fauteuil en 2007 (article du 26 Avril 2005).
L'assemblée générale mixte ordinaire et extraordinaire des actionnaires d'Alcatel s'est réunie le 20 mai 2005 et a approuvé l'ensemble des résolutions figurant à son ordre du jour à l'exception des résolutions 20, 21, 22 et 26 concernant les augmentations de capital sous certaines conditions et l'attribution gratuite d'actions aux salariés.
Parmi les résolutions approuvées figure donc celle relevant la limite d’age du PDG à 70 ans. Le nouvel article 18 des statuts de la société stipule donc désormais que « dans le cas où la fonction de Président serait dissociée par décision du conseil d'administration de celle de Directeur Général, le Président pourrait exercer ses fonctions au plus tard jusqu'à l'assemblée générale qui suit l'exercice au cours duquel il aura atteint l'âge de 70 ans, en cohérence avec le régime des autres administrateurs de la société. »
Serge Tchuruk, qui fêtera ses 68 ans en novembre prochain, pourra ainsi se maintenir à la présidence du groupe jusqu’en avril 2008 maximum, alors que sans cette modification il aurait du quitter le groupe deux ans plus tôt. Il lui reste donc plus de temps pour laisser les reines à son nouveau numéro deux Mike Quigley (article du 19 Avril 2005), qui remplace Philippe Germond, qui se montrait, entre autres, opposé à ce changement de statuts article du 8 Avril 2005).
L'assemblée générale a par ailleurs été marquée par des réactions houleuses des petits actionnaires au sujet de l’augmentation de 55% de la rémunération de Serge Tchuruk en 2004 et par une demande du syndicat CFDT, en ouverture de la réunion, d’une plus grande transparence sur la politique de délocalisation et le maintien de l'emploi en France et en Europe.