L'institut d'étude CSA et le cabinet de conseil et de veille NPA Conseil viennent de s'associer pour mettre au point un observatoire de la VoD, la vidéo à la demande (Video on Demand).
Les deux acteurs comptent ainsi proposer au marché un outil barométrique pour suivre l'installation des nouveaux services de vidéo à la demande et leur appropriation par le public.
Les premiers résultats étant attendu pour novembre prochain, les partenaires ont réalisé en attendant un étude sur la perception de la VoD auprès des français.
Ainsi, les près de 2 millions de vidéos à la demande vendues en France au premier semestre 2006 seraient le fait de seulement 1% de la population, en y rajoutant les clients d'offres gratuites, comme celles de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA) par exemple qui avait totalisé 5 millions de requêtes en 48 h lors de l’ouverture de ses archives.
La vidéo à la demande fait parler de plus en plus, à l'occasion des lancements des différentes plates-formes, ou le test de modèles économiques avec ou sans publicité / gratuite ou payante. Le marché de la VoD est déjà composé de près de 25 plates-formes de « VoD classique » en France, avec un total de plus de 1 000 films disponibles, atteint depuis le début de l'été. Plus de 3 300 programmes sont disponibles en comptant les fictions, séries et documentaires. Selon les indicateurs GfK/NPA, près de 2 millions de VoD auraient été vendues en France au premier semestre 2006. Ainsi, 30 000 épisodes de la série "Plus belle la Vie", diffusée sur France 3 ont été vendus depuis mai 06. De son côté, TF1 a enregistré plusieurs dizaines de milliers de téléchargement de sa saga de l'été "Le Maître du zodiaque", un chiffre porté par la gratuité des épisodes dans la semaine suivant leur diffusion à la télévision. C'est dans ce contexte que l'institut CSA et NPA Conseil, qui lancent un "observatoire de la VoD", ont voulu connaître la notoriété de la VoD, sa compréhension, la population concernée ainsi que les freins et les moteurs de la consommation.
Selon l'étude institut CSA / NPA Conseil sur la perception de la VoD auprès des français, menée au mois d'août auprès d'un échantillon de 1010 individus représentatifs de la population française, seuls 18% des français déclarent connaître la VOD, ne serait ce que de nom. Une proportion qui recouvre différentes situations car si la moitié sait de quoi il s'agit, l'autre partie, en particulier les 18-24 ne connaît que de nom ces services. Parmi les 9% de personnes interrogées connaissant la réalité recouverte par la VoD, les hommes sont sur-représentés, de même que les 25/34 ans et les cadres supérieurs.
Seul 1% des personnes interrogées ont déjà eu recourt à la VoD.
Le niveau de connaissance de la VoD est fortement lié à l'équipement des individus. Ainsi, la VoD est plus connue par les possesseurs d'ordinateurs que par ceux qui n'en out pas. De même, elle augmente encore avec l'accès à internet à haut débit et plus avec l'accès à une offre de télévision par ADSL. Les titulaires d'offres de télévision par ADSL sont ainsi 5% à avoir eu recourt à la vidéo à la demande.
Au niveau de la perception de la VoD par les personnes connaissant son existence, les offres sont majoritairement ressenties comme légales et payantes, et dans une moindre mesure comme faciles à utiliser. La VoD est reconnue comme équivalente au système de locations des vidéos clubs et pas comme un système d'achat des oeuvres, alors même que certaines offres tendent à vouloir remplacer l'achat de DVD.
Les motivations de ceux qui ont déjà utilisé un service de VoD sont principalement, et dans l'ordre, la liberté de visionnage (date et lieu), le confort de location (à domicile et choix de date), le prix, la découverte de nouveaux contenus et la modernité affiché et la qualité de son et d'image. La curiosité étant citée en dernière position.
Pour ce qui concerne les freins mentionnés par les personnes connaissant la VoD, mais ne l'ayant pas utilisée, sont cités les manque d'intérêt et d'habitude de cette pratique, mais aussi le manque d'informations, les prix, la qualité et le faible choix des catalogues, les contraintes techniques en termes d'équipement, de temps de chargement nécessaire ou de paiement électronique. La peur de tomber dans l'illégalité est le plus faible des freins à l'utilisation de la VoD.