Les enchères pour l’attribution des licences UMTS en Allemagne se sont achevées aujourd’hui en atteignant la somme faramineuse de 50,5 milliards d’euros. Les six candidats restants se sont répartis 6 licences pour une somme moyenne de 8,5 milliards d’euros et devront souscrire de douloureux emprunts bancaires.
Il aura donc fallu 18 jours et 173 tours d’enchères pour départager les différents protagonistes : sur les 7 prétendants qui ont postulé le 31 juillet à l’une des licences offertes, seul un d’entre eux a été contraint à l’abandon. Debitel ne figure donc pas parmi les heureux élus mais pourrait, comme il l’a laissé entendre, s’allier à Mobilcom.
Douze blocs de fréquences de largeur 10 Mégahertz (répartis en 2 lots de 5 Mégahertz) étaient mis aux enchères : pour obtenir une licence, un opérateur doit posséder deux de ces blocs. Il peut, s’il le souhaite, en acquérir un troisième afin d’améliorer la qualité des prestations de son futur réseau de téléphonie mobile de troisième génération.
Ces douze blocs se sont répartis équitablement entre les 6 candidats restant après le retrait de Débitel : chacun d’entre eux a en effet obtenu les 2 blocs de fréquences nécessaires à l’obtention d’une licence. Parmi eux, on retrouve les quatre opérateurs de téléphonie mobile déjà présents sur le marché allemand (Mobilcom, T-Mobil, Mannesmann et Viag Interkom).
Les dépenses ne sont cependant pas terminées : un spectre de 25 Mégahertz supplémentaires, décomposés en 5 blocs de 5 Mégahertz non appariés, sera mis en vente dès vendredi. Permettant ainsi aux opérateurs les plus solides financièrement d’asseoir leur autorité.