Contrairement à ce qui avait été écrit lors du précédent article intitulé "Landtel refuse d’acheter Kertel", l’opérateur de boucle locale radio a indiqué que c’est le groupe PPR (Pinault Printemps-Redoute)qui a annoncé qu’il ne donnerait pas suite à l’accord de rachat de Kertel. Landtel estime pour sa part que de par l’accord PPR est tenu de lui vendre Kertel
L’accusé n’est pas celui qu’on croyait
Landtel ne refuse donc pas de racheter Kertel, bien au contraire. Le groupe PPR avait annoncé le 25 novembre qu’il ne donnerait pas suite à l’accord prévoyant ce rachat. Landtel a aussitôt réagi en indiquant que le groupe de M. Pinault était tenu de manière contractuelle de vendre Kertel. L’opération prévoyait la vente de 75% de Kertel à l’opérateur de boucle locale radio. Or, il semblerait que l’accord achoppe sur des questions de dettes et de créances entre PPR et Kertel.
Des méthodes originales
En mettant une fin de non recevoir à l’accord, PPR a annoncé qu’il avait déposé des mesures conservatoires et engagé une procédure contre Landtel NV, auprès de la Chambre de Commerce International de Paris pour demander des dommages et intérêts. Cela peut apparaître surprenant car on s’attend à voir la victime demander réparation plutôt que celui qui met fin au contrat. De plus, et dans ce contexte, il peut apparaître aussi surprenant d’informer l’ART sur une question qui a priori ne la concerne pas. Il s’agit d’une relation contractuelle et le régulateur n’a aucun pouvoir dans ce domaine. Il n’en demeure pas moins que les rectifications concernant l’affaire Kertel ont été apportées et qu’il restera à suivre les prochains communiqués des différents protagonistes.