C’est une institution qui petit à petit va rejoindre le panthéon des souvenirs. Les cabines publiques anglaises, autrement dénommées phone box, vont disparaître progressivement au profit des portables. Cela repose la grande question du service universel qui n’a pas nécessairement la même valeur dans les pays européens.
Oh my phone!
Il est des objets qui deviennent des cultes. L’Angleterre n’échappe pas à cette règle avec les bus et les cabines téléphoniques. Ces dernières subissent le développement du portable. De moins en moins utilisées, les « phone box » deviennent de moins en moins rentables. Avec 141.000 cabines sur l’ensemble du territoire, BT a décidé d’arrêter l’expansion de ces cabines. L’opérateur continuera à les entretenir et à les moderniser en y adjoignant des services Internet.
Quid du service universel
Si en Grande-Bretagne on touche à un symbole, en France, on touche à la vie des villages. Il y a quelques temps, France Telecom avait subi l’ire de certains élus qui ne voulaient pas que l’opérateur enlève ses cabines téléphoniques. Il faut savoir que les publiphones sont inscrits dans le service universel. Ce concept européen définit les services de bases comme le droit à l’abonnement téléphonique ou l’annuaire et les cabines téléphoniques. Le problème est que le développement du portable a changé la donne. L’exploitation des cabines, leur modernisation est devenue moins rentable. Certains opérateurs alternatifs ont essayé de créer leur propre publiphone notamment dans les aéroports sans réel succès. C’est pour cela que les opérateurs de téléphonie mobile souhaitent que le portable rentre dans le service universel pour éviter de payer une contribution lourde à l’opérateur historique.