L’Association Française des Opérateurs Mobiles a présenté ses premiers thèmes de réflexion.
Une voix unique
L’AFOM est la première association réunissant en son sein les 3 opérateurs de réseau mobile en France, à savoir Orange, SFR et Bouygues Telecom. Le but affiché est de faire de cette association une plate-forme commune de réflexion, de dialogue et de proposition pour aborder les grands sujets d’actualités des opérateurs mobiles.
Comme l’annonce René Russo, son délégué général, « il y nécessité pour les opérateurs mobiles de prendre position commune sur certains thèmes » et de préciser toutefois que l’AFOM « n’est pas un instrument de lobbying. » Didier Quillot, président d’Orange et président de l’AFOM pour les deux prochaines années, a souligné le fait que l’AFOM n’intervient que sur des sujets où les 3 opérateurs ont des positions communes.
Les chantiers à mener
L’association a ainsi présenté les premiers chantiers sur lesquels elle s’est mise à plancher : l’adaptation des directives européennes dans le nouveau cadre réglementaire sur le territoire français, les problèmes liés à l’environnement et à la santé, la portabilité des numéros, les brouilleurs, la protection des données, les annuaires et services universels, les vols de mobiles ou les kiosques SMS.
Sur ce dernier point des kiosques SMS, une expérimentation se déroule depuis le 28 janvier et devrait se poursuivre jusqu’au 17 mars. Elle permet aux clients des 3 opérateurs d’accéder à des services à valeur ajoutée à partir d’un numéro identique pour les 3 réseaux. Les SMS sont envoyés vers des numéros courts dont le premier chiffre définit le pallier de facturation (4 pour 0,05 €, 5 pour 0,20 € et 6 pour 0,35 € actuellement). 9 fournisseurs de services (dont NRJ, La Tribune...) ont été sélectionnés pour cette phase de test. La création d’une structure commune pour la réservation de ces numéros est également en chantier.
Autre grand chantier : les vols de mobiles. Dans ce cadre, l’AFOM a annoncé la création d’une base de données commune des IMEI (les numéros identifiant chaque mobile) d’ici fin 2002 pour rendre inutilisable sur les 3 réseaux un mobile déclaré volé. Reste à s’assurer que ces numéros IMEI sont bien uniques et qu’ils ne pourront par la suite être modifiés. L’ART a également proposé son soutien pour porter cette base à l’échelle européenne et éviter les trafics de mobiles volés entre pays.
Certains sujets enfin, attendus par les utilisateurs, risquent de prendre du temps, comme la portabilité des numéros qui ne devrait pas voir le jour avant 18 mois au mieux.