L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir prend position dans le cadre de la négociation entre Bercy et France Télécom concernant la hausse que l’opérateur historique veut imposer. En effet, dans le cadre de l’appel d’offre pour le marché public du service universel de téléphonie, l’opérateur historique a été le seul à présenté des offres et compte bien en tirer parti pour imposer une hausse conséquente, de l’ordre de 20% à 30% en trois ans selon La Tribune. Une négociation qui traîne en logeur car du côté du ministre de l’Economie, on ne veut pas entériné une telle hausse, et ce alors même que théoriquement l’attribution de ce marché devait être faite au 31 décembre 2004.
« Le prix de l'abonnement mensuel à France Télécom devrait à nouveau augmenter de 30 % en 3 ans, passant d'ici 2008 de 13 à environ 17 euros. Cette information, relayée par les médias, n'est pour l'instant pas confirmée par l'opérateur historique, ni par le ministère de l'Économie. Pour l'UFC-Que Choisir, une hausse de l'abonnement ne pourrait être justifiable au-delà de l'inflation que si l'Autorité de régulation des télécommunications (ART) démontrait qu'elle est liée aux coûts d'entretien du réseau. » déclare UFC-Que Choisir.
Même si le souligne l’association, grâce aux déploiement de l’ADSL et au dégroupage total, les consommateurs peuvent se passer de France Telecom et de son abonnement en bénéficiant de communications gratuites vers les postes fixes en France, le service universel rendu par l’opérateur reste une nécessité pour la quasi-totalité des français.
« Ces offres [les offres de dégroupage total des opérateurs alternatifs] sont accessibles aux consommateurs résidant dans les zones totalement dégroupées, c'est-à-dire les grandes villes. À fin 2004, seulement quelque 60 000 foyers français en bénéficiaient. Mais attention, s'ils échappent à l'abonnement de l'opérateur historique, ils doivent faire face à de multiples contraintes. Il est impératif d'avoir préalablement une ligne France Télécom, dont l'abonnement sera cependant pris en charge par l'opérateur alternatif. Dans le cas contraire, il est nécessaire de s'engager pour un an auprès de France Télécom, de payer 46 euros de frais d'ouverture de ligne et d'acquitter 12 mois d'abonnement (soit 156 euros). Les communications transitant par un modem, il est impossible d'installer un fax ou un minitel sur une ligne dégroupée. De plus, les autres prises téléphoniques de la maison étant inopérantes, l'usager se retrouve avec un unique combiné à fil. Pis, en cas de panne du modem ou de coupure d'électricité, téléphoner devient impossible ! En outre, certains numéros spéciaux (ceux commençant par 0 800) sont inaccessibles et en cas problème, il faut passer par une assistance téléphonique au numéro d'appel surtaxé à partir d'un autre téléphone fixe ou d'un mobile. Les numéros d'urgence demeurent quant à eux normalement accessibles. »
La hausse de l’abonnement téléphonique de base est donc une affaire à suivre…