France Télécom propose des contreparties à la hausse de l’abonnement téléphonique : Thierry Breton, son président, propose dans une interview au quotidien Parisien/Aujourd'hui en France de contrebalancer la huasse de l’abonnement de 23% en trois ans par une baisse de 26% des prix des communications. Mais le président de l’opérateur historique promet plus envers les autres opérateurs
Dans une interview au quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France daté de ce jour, Thierry Breton, le président de France Télécom fait des propositions de concession face à la hausse de l’abonnement téléphonique qu’il souhaite obtenir.
La logique du donnant-donnant prévaut dans les propositions de France Télécom qui veut une hausse de 23% de l’abonnement mensuel sur trois ans, avec trois hausses successives d’un euro, le portant à 15,99 euros en juillet 2007, contre 13 euros actuellement. France Télécom rappelle que cette hausse a comme contrepartie le service universel assuré jusqu’en 2008, dans la cadre du marché public auquel il a été le seul opérateur à répondre.
Le président de France Télécom rappelle également que l’abonnement en France « est le plus bas d’Europe » et que compte tenu de la densité du réseau et des technologies déployées, « nous sommes aujourd’hui en dessous de nos coûts. »
En échange, l’opérateur s’engage « à baisser d’au moins 26% le prix des communications sur la même période », déclarant rendre « plus d’un milliard d’euros à ses clients » pendant la même période en concluant « le bilan, c'est que la facture va baisser pour les Français dès 2005 si cette proposition est validée ». Des chiffres à relativiser, France Télécom « rendra » cet argent à ses clients, et pas à ceux de la concurrence. De plus, l’abonnement est payé par tous, quelque soit l’intensité de l’utilisation faite, ce qui veut dire que seuls les plus gros consommateurs bénéficieront de réelles économies. Enfin, cette engagement se fait dans une période de fort développement de la voIP (la téléphonie sur Internet), qui se substitue de plus en plus à la téléphonie fixe classique, un segment de marché non concerné par la baisse annoncée.
Thierry Breton fait également des avancées concernant les concurrents de l’opérateur historique en leur proposant trois changements : « Premièrement, au plus tard au premier semestre 2006, la revente de l'abonnement afin qu'ils puissent facturer eux-mêmes à leurs clients l'accès à notre réseau. Deuxièmement, une offre de gros d'ADSL nu dès 2005. Troisièmement, une baisse de 30 % des frais de mise en service du dégroupage lorsque nos concurrents installent leurs équipements sur notre réseau. »
Le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France détaille des estimations faites par l’opérateur historique concernant les baisses de tarif et les ambitions de France Télécom pour de nouveaux services et l’innovation.