Dans un entretien au quotidien Le Figaro, Patrick Devedjian, ministre délégué à l'Industrie, s’explique sur les négociations avec France Télécom concernant la hausse de l’abonnement téléphonique. Le ministre revient notamment sur les propositions faites par le président de l’opérateur historique, Thierry Breton, hier dans les colonnes du journal Le Parisien/Aujourd'hui en France , propositions qui reprennent ses demandes et qu’il soumet donc à l’Autorité de Régulation des Télécommunications ( article du 10 janvier 2005 ) .
Le journal Le Figaro publie dans son édition de ce jour une interview du ministre délégué à l'Industrie dans laquelle celui-ci revient sur les propositions faites par France Télécom hier, par le biais d’un entretien au quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France. Patrick Devedjian demande encore des efforts à France Télécom en ce qui concerne les concessions faites aux opérateurs concurrents.
Le ministre précise qu’il a mi deux conditions principales à la hausse de l’abonnement téléphonique de 23% en trois ans demandée par France Télécom : « La première, c'est que la facture payée par le consommateur diminue. C'est-à-dire que la hausse de l'abonnement soit plus que compensée par une baisse du prix des communications. La deuxième, que France Télécom s'engage sur des contreparties en faveur de la concurrence, avec une baisse des frais de mise en service du dégroupage, la mise en place rapide de la revente de l'abonnement, ainsi que d'une offre de gros ADSL intégrant l'abonnement. »
Des points pris en compte par la propositions dévoilées hier par Thierry Breton avec pour la première condition des promesses de baisse d’au moins 26% du prix des communications sur trois ans ,aboutissant à rendre plus d’un milliard d’euros aux clients. Une proposition à relativiser car la baisse promise inclus la baisse déjà entérinée et mise en application le 17 janvier des tarifs mobiles, comptant pour 10%.
Pour les points concernant les contreparties pour les opérateurs alternatifs, France Télécom a également répondu présent avec la baisse de 30% des frais de mise en service du dégroupage avant le 31 décembre 2005, la mise en place avant le 31 mars 2006 de la revente de l'abonnement, ainsi que, avant le 31 décembre 2005, d'une offre de gros ADSL ne nécessitant pas d'abonnement téléphonique. Patrick Devedjian regrette tout de même car « il reste à régler la question du tarif du dégroupage total », qui selon lui devrait bénéficier de la même visibilité que l'abonnement, donc d’un calendrier détaillé des baisses sur la période allant jusqu’à 2008.
Le ministre délégué à l'Industrie, fort de ces réponses, déclare saisir « l'ART dès aujourd'hui sur cette offre de France Télécom ».
Patrick Devedjian conclu son interview par la défense du rôle de l’Etat sur le dossier de la recapitalisation France Télécom et avec un plaidoyer encourageant le dynamisme du marché des télécommunications, « les tarifs français sont parmi les plus bas d'Europe. Il faut continuer, seule la concurrence profite au consommateur. »