L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir veut obliger France Télécom à revoir sa copie en ce qui concerne la baisse des tarifs fixes vers mobiles appliquée hier (article du 17 janvier 2005). UFC-Que Choisir dénonce notamment une « annonce fallacieuse ».
UFC-Que Choisir juge que l’annonce de France Télécom portant sur la baisse des appels d’un téléphone fixe vers un terminal mobile annoncée hier «est en réalité une baisse en trompe-l’œil». C’est notamment la suppression du crédit temps et son remplacement par un coût de mise en relation qui est le motif de discorde, car cette modification des règles de tarification renchéri le prix de certains appels, ce qui abouti pour l’organisation de défense des consommateurs à une baisse moindre en réalité que celle annoncée par l’opérateur historique.
UFC-Que Choisir affirme que «pour une très grande majorité d’appels, le prix réel à la minute va soit augmenter, soit diminuer mais dans des proportions beaucoup plus faibles que celles annoncées». L’association estime que les appels dont la durée est comprise entre 15 secondes et 1 minute et 15 secondes seront plus cher désormais, alors que France Télécom ne parlait que des appels de 20 secondes à 1 minute et 10 secondes, au surplus toujours selon l’opérateur historique ces appels ne représentait que 4% du total des appels.
Le président de l'UFC-Que Choisir, Alain Bazot, donne l’exemple que « le prix d'un appel de 30 secondes va augmenter de 19,5% et de 6% pour un appel d'une minute», et que « pour les appels dont la durée est comprise entre 1,15 minute et 2,10 minutes, la baisse sera inférieure à 5 % ». Tout ceci en soulignant que, les appels de moins d’une minute représentent 70% du total des appels vers les mobiles.
L’association de défense des consommateurs arrive donc à cette conclusion que pour ces appels, «France Télécom ne répercute pas totalement au consommateur la baisse du prix de l'interconnexion versée à l'opérateur mobile, comme l'entreprise s'y était engagée, et de fait, augmente sa marge bénéficiaire».
Alain Bazot demande donc plus de transparence à France Télécom et que la répercutions de la baisse des coûts de terminaison d’appels, imposée par l’ART aux opérateurs mobiles (article du 3 novembre 2004), soient entièrement effectuée. l'UFC-Que Choisir désire donc que l’opérateur historique soit contraint de revoir sa copie par l’ART et Patrick Devedjian, le Ministre délégué à l’Industrie.