La vente de la division française du fournisseur d’accès à Internet italien Tiscali se fera entre trois acteurs seulement. En effet, le président de SFR-Cegetel, Franck Esser, a indiqué que Cegetel n’était plus sur les rangs.
Alors que dans un premier temps jusqu’à une dizaine d’entreprises s’étaient intéressées aux actifs de Tiscali France, il ne seraient donc plus que trois en course, Alice (Telecom Italia), Club-Internet (Deutsche Telekom) et Neuf Telecom.
Tiscali France n’intéresse plus désormais que trois candidats avec pour enjeu la place de troisième fournisseur d’accès à Internet (FAI) en France et 396 000 abonnés. Après avoir été pu compter en début de semaine dernière cinq candidats, les rangs se sont éclaircis depuis que le groupe italien s’est décidé à officialiser le processus de vente (article du 4 mars 2005). On ne compte plus maintenant que deux opérateurs historiques étrangers et un challenger français pour aquérir ces parts du marché des FAI.
Aujourd’hui c’est au tour de Cegetel de se désister, alors que comme Bouygues, il figurait parmi les cinq candidats intéressés ayant transmis une offre selon le quotidien Les Echos daté du 23 février dernier (article du 23 février 2005). Au passage le président de Cegetel ajoute que selon lui, et à titre personnel, le groupe Telecom Italia était le mieux placé pour acquérir Tiscali France.
De son côté, Bouygues Telecom a profité de la présentation de ses résultats 2004 pour préciser à ses actionnaires que de « gros joueurs [sont] intéressés » et que l’activité Internet était un métier déficitaire. Le président du groupe Bouygues, Martin Bouygues, a en conséquence indiqué que « Nous leur laissons la place bien volontiers. »,
Tiscali France sera donc certainement acquit soit par Club-Internet (filiale de T-Online, elle même en cours de fusion avec sa maison mère Deutsche Telekom, article du 8 février 2005 ), soit par neuf telecom , soit enfin par Telecom Italia, connu en France sous sa marque Alice .
Rappelons que le groupe Tiscali doit dégager les moyens financiers de rembourser un emprunt de 250 millions d’euros arrivant à échéance cet été. C’est pour cette raison que le groupe avait lancé en août dernier un plan de cession des actifs situés sur les marchés jugés non stratégiques afin d’une part de rembourser cet emprunt et d’autre part de pouvoir ses concentrer sur les cinq pays stratégiques retenus, dont la France faisait alors partie, avec l’Allemagne, le Benelux, l’Italie et la Grande-Bretagne ( article du 9 Août 2004 ). Toutes ces cession avaient été complétées par une augmentation de capital de 50 millions d’euros en décembre dernier (article du 31 décembre 2004).