Gilles de ROBIEN, ministre de l'Équipement, des Transports, de l'Aménagement du Territoire, du Tourisme et de la Mer, et Frédéric de SAINT SERNIN, secrétaire d'État à l'Aménagement du Territoire, ont présenté hier l'état d'avancement de la couverture du territoire en matière de haut débit.
Fin 2004, la population disposant d'une possibilité d'accès à Internet en Haut-Débit représente 89% de la population nationale, une progression de 20% en un an.
Cette présentation a également été l’occasion d’attirer l’attention sur le site www.territoires.gouv.fr qui regroupe des données cartographiques sur les couvertures haut débit et mobiles entre autres.
A fin 2004, la population disposant d'une "possibilité" d'accès à Internet en Haut-Debit est supérieure à 53.600.000 personnes soit 89% de la population nationale. Ceci représente une progression de 20% par rapport à fin 2003 et de 43% par rapport à fin 2002.
De même, le nombre de communes couvertes par l'Internet à haut débit est passé de 7.600 à la fin de l'année 2002 à 25.976 à la fin de l'année 2004.
Pour permettre au public d’accéder à la carte des communes couvertes, la DATAR vient de mettre en ligne un site cartographique www.territoires.gouv.fr , dont le volet TIC comporte des séries de cartes sur les thèmes de la « couverture en haut débit » ; la « couverture mobile » ; les « réseaux haut débit » et les « initiatives locales ». Désormais les informations tirées de l’observatoire ORTEL, sont disponibles non seulement à l’échelle nationale mais aussi à l’échelle régionale, départementale ou locale.
Il faut noter qu’au-delà de cette progression quantitative, près de la moitié de la population (28.745.000 personnes) dispose de plusieurs offres d'accès à Internet et peut ainsi bénéficier des effets bénéfiques de la concurrence en terme de tarif et de diversité des services. Ils n'étaient que 15.000.000 fin 2003, et à peine 8.500.000 à la fin de l'année 2002.
L’action des collectivités locales rendue possible par la modification de la loi et l’émergence des technologies hertziennes de type Wimax accentueront, selon les vœux des ministres, la couverture du territoire avec de nouveaux services à des tarifs souvent inférieurs aux tarifs européens. Un sujet prisé ces derniers temps avec l’inauguration hier du premier service de téléphonie par Internet sans fil utilisant la boucle locale radio en WiMax par Patrick Devedjian, ministre délégué à l’Industrie (article du 4 avril 2005) alors même que Gilles de Robien encourage le recours au WiMax comme alternative pour les collectivités territoriales qui désireraient investir dans un réseau de télécommunication, conformément aux possibilités ouvertes par la loi L.1425-1 qui leur permet de devenir opérateur, et ce pour répondre aux besoins en haut débit des zones non couvertes par l’ADSL (article du 2 décembre 2004).
Gilles de ROBIEN et Frédéric de SAINT SERNIN ont tenu à saluer ces résultats, fruit du « formidable effort d'équipement et de développement des opérateurs privés, de l'opérateur historique et des collectivités locales ». La France a désormais rattrapé le retard qu'elle avait accumulé jusqu’en 2002 en matière d’accès à haut débit. Elle doit poursuivre son effort et tirer partie de ce nouvel atout que représentent les accès et les services à haut débit, pour plus de compétitivité et plus de cohésion sociale sur tous les territoires.