Le conseil d’administration du belge Telindus, spécialiste dans l’intégration de réseaux, s’est réuni hier pour évaluer les offres d’achat dévoilées par France Télécom et la surenchère de Belgacom sur sa précédente offre.
La conclusion de cette analyse démontre pour Telindus que même si l’offre réévaluée de Belgacom est plus intéressante financièrement pour les actionnaires, le projet industriel présenté par France Télécom lui semble offrir de meilleures perspectives de développement pour Telindus, notamment à l’international.
Une façon pour Telindus de mettre la pression sur les deux candidats, afin de faire améliorer à Belgacom les ambitions internationales offertes à Telindus et de laisser le temps éventuel à France Télécom de réévaluer son offre, même si l’opérateur a indiqué qu’il maintenait son offre inchangée, n’envisageant pas de surenchère sur un prix que les analystes trouvent déjà important.
En tout état de cause, les actionnaires de Telindus se donnent jusqu’au 3 janvier 2006 pour accepter définitivement l’offre de Belgacom, laissant ainsi passer les fêtes de fin d’année avant de prendre une décision définitive, en se réservant « le droit de revoir leur position » si les pourpalers avec Belgacom ne sont pas enrichissants.
Le conseil d'administration de Telindus Group NV s'est réuni mercredi soir afin de rendre son avis tant sur la contre-offre publique d'achat faite par France Télécom que sur la nouvelle offre de Belgacom.
Le 29 septembre 2005, Belgacom a fait une offre publique d'acquisition volontaire non sollicitée sur l'intégralité des titres pourvus de droits de vote émis par Telindus Group NV à un prix de 13,50 EUR par titre (article du 4 octobre 2005). Le 14 décembre 2005, France Télécom a toutefois émis une contre-offre à un prix de 15,80 EUR par titre (article du 14 décembre 2005). La contre-offre de France Télécom a reçu le soutien du conseil d'administration et des actionnaires de référence de Telindus Group NV. Un jour plus tard, le 15 décembre 2005, Belgacom a ajusté son offre en offrant cette fois 16,60 EUR par titre (article du 16 décembre 2005).
Conformément à ses obligations légales, le conseil d'administration a comparé la contre-offre de France Télécom à la nouvelle offre de Belgacom, en analysant la valeur de ces deux offres pour les actionnaires, les employés et les créanciers de Telindus Group NV.
Puisque Telindus Group NV n'a pas de dettes significatives, l'analyse du conseil d'administration s'est concentrée sur les mérites que ces offres peuvent apporter aux actionnaires et aux employés de Telindus Group NV.
Le conseil d'entreprise de Telindus a également rendu un avis sur la contre-offre de France Télécom et sur la nouvelle offre de Belgacom.
Alors qu'il est évident que la nouvelle offre de Belgacom offre la plus-value la plus importante aux actionnaires de Telindus, le projet industriel présenté par France Télécom offre quant à lui de meilleures perspectives de développement pour l'entreprise, en particulier au niveau international.
Le conseil d'administration recherche une offre donnant la valeur la plus adéquate (fair value) aux actionnaires et aux autres parties intéressées (stakeholders). Or, tant la nouvelle offre de Belgacom que la contre-offre de France Télécom peuvent potentiellement réaliser cet objectif. Bien que France Télécom n'ait pas annoncé un prix plus élevé, il n'a pas retiré sa contre-offre. A l'initiative de Belgacom, Telindus et Belgacom ont entamé des discussions à propos du projet industriel de Belgacom. A ce stade, ces discussions n'ont pas été finalisées. Telindus compte poursuivre les discussions avec les deux parties intéressées et informera le marché du résultat de ces discussions.
Les administrateurs détenant des actions ou représentant des actionnaires de Telindus ont exprimé l'intention d'offrir leurs actions à la nouvelle offre de Belgacom, sous réserve d'une contre-offre supérieure. Si les discussions entre Telindus et Belgacom n'arrivent pas à un résultat satisfaisant, les administrateurs concernés se réservent le droit de revoir leur position. Si les administrateurs concernés revoient leur position, le marché en sera informé au plus tard le mardi 3 janvier 2006.