Selon le quotidien Les Echos, qui cite des « sources industrielles » dans son édition du 12 février, Debitel aurai mi en vente sa filiale française pour une valeur d’environ 30 millions d’euros.
Le quotidien précise que Phone House, Coriolis et Avenir Telecom ont déposé des offres, mais ce dernier ne compte racheter que les 70 boutiques sous enseigne Videlec. La société est présente depuis 12 ans sur le sol français à travers une activité de distribution des offres de téléphonie mobile des opérateurs (SCS pour Société de Commercialisation de Services).
Debitel est le premier opérateur mobile virtuel à s’être lancé en France en 2004 (article du 11 juin 2004), sur le réseau de SFR, mais malgré un positionnement à bas prix, le MVNO n’avait séduit que 160 000 clients fin 2006, contre un objectif initial de 500 000. Sur marché français, qui compte plus de 51 millions d’abonnés mobiles, les MVNO ne représentent que 2,79% de parts de marché, soit près de 1,4 million de clients (article du 7 février 2007).
Le fonds d'investissement Permira, qui a racheté Debitel en 2004 pour 842 millions d'euros, pousse en faveur d’un recentrage des activités et des moyens sur son marché historique allemand.
Le groupe Debitel, qui compte plus de 10 millions de clients mobiles en Europe (Allemagne, Danemark, France, Pays-Bas et Slovénie), dont 9 millions en Allemagne, vient d’ailleurs de céder coup sur coup ses filiales danoises (300 000 clients mobiles) et slovènes (95 000 clients).