Les « parachutes dorés » des dirigeants reviennent sur le devant de la scène en cette période électorale.
Cette médiatisation des revenus des dirigeants des grandes entreprises, notamment leurs indemnités de départ, a eu pour élément déclencheur la révélation des indemnités de départ perçues par l'ancien patron d' Airbus, Noël Forgeard, parti avec un total de 8,5 millions d'euros d'indemnité (1,2 millions d'euros pour le préavis, 4,8 millions d'indemnités et 2,4 millions au titre d’une clause de non-concurrence) alors que suite à son retrait, l’avionneur a engagé un grand plan d’économies avec notamment des suppressions d’emplois à la clé.
Suite à la polémique qui s’ensuit, le montant de la rémunération 2006 de Serge Tchuruk, dirigeant d’Alcatel jusqu’à sa fusion avec l’américain Lucent (article du 1er décembre 2006), a été également mi en avant : près de 8,2 millions d'euros sur l'année.
L'ex-PDG, devenu Président non-exécutif du conseil d'Administration d’Alcatel-Lucent, a ainsi ajouté à sa rémunération annuelle, de 2,5 millions d'euros, près de 5,67 millions d'euros d'indemnité de départ, selon une déclaration faite par l’entreprise à l’autorité boursière américaine, la SEC (Securities and Exchange Commission).
Réagissant à la diffusion de cette information, une porte-parole du groupe Alcatel-Lucent a précisé que pour 2007, Serge Tchuruk « ne touchera que des jetons de présence, au maximum 100.000 euros par an. Il y a peu de dirigeants qui font ce choix ».
L’indemnité de départ, dont les modalités ont été prévue il y a plus de 10 ans, sera certainement mise en rapport avec les 12 500 suppressions d’emplois prévues par l’équipementier en télécommunications (article du 9 février 2007), une annonce qui a provoqué un tollé avec de nombreuses manifestations d’employés à la clé, et même la création par le gouvernement d’un groupe de travail sur les perspectives du secteur des télécommunications (article du 16 mars 2007).