Moins de deux mois après une première mise au point quand à l’avenir du groupe Bouygues dans l’opérateur mobile Bouygues Télécom (article du 15 mars 2007), le groupe présent dans le BTP et la communication, par la voie de son porte-parole, réaffirme auprès de l’agence Reuters que « Bouygues Telecom n'est pas à vendre. »
La résurgence de la rumeur de cession s’appuie notamment sur la nouvelle situation créée par les évènements récents. Ainsi, l’élection à la présidence de la république de Nicolas Sarkozy, dont Martin Bouygues est intime, relance les spéculations sur la possibilité d’un rapprochement entre le spécialiste des infrastructures de transport Alstom, dont Bouygues est le principal actionnaire (25,07%) et le groupe nucléaire Areva, encore public. En effet, avant le recul du gouvernement actuel face à l’ouverture du capital d’Areva, le groupe Bouygues avait manifesté son intérêt pour une prise de participation dans Areva..
L’évolution de la situation politique française n’est de plus pas le seule raison de la reprise de la rumeur. Ainsi, la direction de l’opérateur néerlandais KPN a récemment exprimé son intérêt pour le troisième opérateur mobile français (article du 13 février 2007).
Hors les quelques 8 à 11 milliards d’euros auxquels est estimé Bouygues Télécom faciliteraient les désirs d’expansion du groupe Bouygues…