Selon le journal espagnol Expansion, le vente du fournisseur d'accès à internet espagnol Ya.com à France Telecom serait bouclée, seule manquerait l'aval des conseils d'administration des deux groupes impliqués. Des informations auxquelles un porte-parole de France Telecom n'a apporté qu'un léger démenti rappelant que le groupe avait déjà manifesté son intérêt pour Ya.com, "mais aucune décision n'a été prise à ce stade."
Ainsi, selon une source proche du dossier citée par Expansion, France Télécom débourserait 360 millions d'euros pour acquérir Ya.com auprès de Deutsche Telekom. Pour remporter la partie face à Vodafone, qui était également intéressé par Ya.com, France Telecom a accepté de céder sa filiale néerlandaise à Deutsche Telekom pour environ 1,5 milliards d'euros.
Alors que ce scénario était déjà largement évoqué (article du 23 mai 2007), France Telecom a confirmé en début de semaine étudier les offres reçues pour Orange Netherlands (article du 29 mai 2007).
Pour Deutsche Telekom, il s'agit de se délester d'un actif jugé non-stratégique acquit pour 550 millions en 2000 (article du 2 mars 2007), à l'instard de Club Internet en France (article du 10 mai 2007), afin de se renforcer aux Pays-Bas en alliant le troisième opérateur mobile au quatrième, Orange et ses 11% du marché, dans un marché très concurrentiel où l'opérateur historique KPN détient près de 50% des clients.
Côté France Télécom, le quatrième fournisseur d'accès à internet ibérique, Ya.com, et ses 400 000 clients ADSL renforceraient la position de numéro deux du marché haut débit détenue par Orange, qui développe une stratégie d'opérateur global fixe/mobile grâce au rachat en 2005 du troisième opérateur mobile du marché Amena (article du 27 juillet 2005), rebaptisé depuis Orange. De plus, France Telecom coupe ainsi l'herbe sous le pied au second opérateur mobile espagnol Vodafone, donné encore vainqueur il y a une semaines, et qui désirait compter sur un réseau fixe haut débit pour mettre en place une stratégie de convergence. Pour cela, selon une source proche du dossier interrogée par Reuters, France Télécom aurai lié les deux transactions afin de faire baisser le montant déboursé pour Ya.com, alors que Vodafone se proposait d'offrir entre 400 et 500 millions d'euros pour le fournisseur d'accès à internet.