France Telecom revend son activité de radio messagerie (Tatoo, Alphapage et Expresso) à l’allemand e*Message.
L’opérateur historique a en effet jugé que cette activité n’était plus stratégique et préfère concentrer ses efforts sur la téléphonie mobile. e*Message, qui ambitionne de devenir le leader européen de la radio messagerie, récupère ainsi le portefeuille de clients Tatoo, Alphapage et Expresso, ainsi que le réseau de radio messagerie de France Telecom et ses licences d’exploitation. e*Message a rassuré les utilisateurs en leur garantissant la continuité des services et la conservation des numéros d’accès.
La radio messagerie a connu son déclin avec l’arrivée du téléphone mobile. Il faut en effet compter entre 290 F TTC et 390 F TTC pour le terminal Tatoo et 3,71 F TTC en heures pleines et 2,23 F TTC en heures creuses pour envoyer un message texte sur le réseau, alors que les terminaux mobiles sont presque offerts et que les coûts d'utilisation ne cessent de décroître. Le trafic des radio messages est ainsi passé de 12.000.000 en janvier 98 à moins de 1 million en février 2000.
Aujourd’hui, les services de radio messagerie s’adressent essentiellement à une clientèle professionnelle pour qui l’usage du mobile est interdit sur le lieu de travail (hôpitaux, centrales nucléaires...).
A la grande époque, les trois opérateurs mobiles avaient chacun leur solution de radio messagerie. Tam Tam de SFR a disparu en décembre 1999. Kobby, le service proposé par Bouygues Telecom via son partenaire Infomobile, est toujours en en fonction. Néanmoins, Infomobile assure seul désormais sa commercialisation. Notons que ce dernier a vu d’un bon oeil la cession du service de France Telecom, profitant, selon ses dires, d’une reprise de sa clientèle.