Jeremy Clarkson s’emporte : “Les voitures modernes ont perdu leur âme, tout est devenu électrique et absurde”

Jeremy Clarkson n’a jamais eu la langue dans sa poche. Star mythique de Top Gear puis The Grand Tour, passionné d’automobile mais aussi fermier facétieux dans la série à succès Clarkson’s Farm, il adore râler sur les travers de son époque. Et quand il s’agit de voitures modernes ? Préparez les popcorns, ça déménage !

Des « blobs » sans âme : la révolte de Clarkson

Pour Clarkson, tout est dit : les voitures d’aujourd’hui ont, selon lui, perdu leur âme. Oubliés le glamour, la vitesse et ce petit frisson de danger. Place aux « blobs informes », comme il les appelle, qui l’énervent au plus haut point… surtout à cause de leur obsession du tactile. Il peste contre la déferlante de touchscreens, à coup d’écrans partout, là où il suffisait jadis d’une pression sur un bon vieux bouton.

  • Sur la nouvelle BMW M5, il compare la profusion de réglages à un égaliseur graphique années 70 : on glisse, on règle, mais on ne sait plus à quoi cela sert !
  • Son vrai calvaire ? Devoir utiliser la main gauche sur une voiture avec volant à droite. Résultat : menu perdu, traces de doigts partout… et explosion de son taux de frustration.
  • Pourquoi continue-t-il de rouler en Range Rover de 18 ans et en Jaguar de 12 ans ? Parce qu’il y a encore… des boutons ! Simples, efficaces. Fin de la discussion.

La technologie : quand la sécurité tue la passion

Les écrans ne sont pas seuls sur le banc des accusés. Les assistances obligatoires et avertisseurs en tout genre, imposés selon Clarkson par des gouvernements trop zélés, lui volent le plaisir de conduire.

  • À chaque fois qu’il prend le volant d’une nouvelle voiture, il doit désactiver multiples aides, de la surveillance de voie aux sonneries de limitation de vitesse.
  • Bilan : dix minutes par voiture à fouiller les menus. De quoi le rendre fou… ou le confirmer dans son statut de râleur officiel du bitume.

Jaguar, souvenirs émus et virage électrique

Clarkson n’a jamais caché son affection pour Jaguar, jusqu’à conduire une F-Type dans le désert mauritanien pour The Grand Tour. Pris de doutes sur la robustesse, il a finalement été bluffé : la bête a survécu au Sahara, la qualifiant d’« increvable » !

Pourtant, il comprend pourquoi Jaguar vire à l’électrique : peu de F-Type et de XJ vendues, le changement était nécessaire. Même s’il a trouvé étranges les pubs sans voiture, il admet que le succès potentiel auprès du public américain, friand de nouvelles technologies, rend ce choix logique. Lui, en revanche, n’achètera « jamais » une Jaguar électrique – mais ne blâme pas la marque pour autant.

L’électrique, la goutte de silence qui fait déborder le vase

Voilà le vrai point de rupture : la voiture électrique. Pour Clarkson, impossible de s’enthousiasmer. Rouler sans bruit ? C’est non négociable. Il concède une exception : la nouvelle Renault 5 électrique, dont il a apprécié le design et les touches de jaune dans l’habitacle… avant de regretter l’absence d’un vrai moteur à l’ancienne.

Pour lui, le meilleur de l’automobile appartient déjà au passé. Il évoque une décennie bénie où les voitures offraient ce que chacun pouvait rêver : clim, GPS, toits cabrio réalisables en roulant. Bref, confort, vitesse, économie d’essence, fiabilité… c’était il y a dix ans. Depuis, dit-il, tout n’est plus qu’électronique et absurdité.

  • Sa Jaguar F-Type, achetée d’occasion pour 20 000 livres, lui suffit amplement.
  • À 65 ans, il déclare n’avoir aucun besoin d’un modèle neuf : tant que ça roule et que les aérateurs grincent joyeusement, autant rester fidèle à sa compagne d’asphalte.

Provocateur, incisif mais toujours attachant, Jeremy Clarkson ne laisse jamais indifférent. Son allergie à l’électronique superflue et aux « EV » sans émotion résonne dans les rangs (très fournis) des nostalgiques du volant “à l’ancienne”. D’accord avec lui ou non, il reste l’une des voix les plus vibrantes – et bruyantes – du débat sur la voiture de demain. Alors, prêts à échanger vos boutons contre un écran, ou continuez-vous de caresser votre volant en rêvant du rugissement d’antan ?