Le signal s’envole en Europe grâce à la recherche de la vie privée face à l’instabilité géopolitique

La carte de la messagerie instantanée en Europe connaît un changement important en ce début d’année 2026. signall’application connue pour son orientation radicale vers la vie privée, connaît une croissance significative sur le continent, atteignant la première place des magasins d’applications dans plusieurs pays. Ce phénomène n’est pas une coïncidence, mais la réponse directe d’une population de plus en plus préoccupée par les récents mouvements géopolitiques et par la faiblesse des services américains face aux agences de renseignement.

Les données sont concluantes : Signal se positionne comme l’application de communication gratuite numéro un sur Google Play en Finlandeet occupe la deuxième position mondiale sur l’App Store d’Apple, dépassant les géants établis tels que WhatsApp et Telegram. La tendance se reproduit au Danemark, où il a également atteint le sommet il y a deux semaines, et aux Pays-Bas, où des études récentes indiquent qu’il a déjà dépassé Telegram en termes de base d’utilisateurs actifs.

Un refuge numérique contre la peur de la surveillance

Cet exode numérique a un contexte politique et social plus qu’évident. Dans un contexte mondial où il est devenu évident que les grandes entreprises technologiques (telles que Microsoft ou Meta) pourraient être contraintes de remettre des données et des clés de chiffrement aux gouvernements sur décision de justice, les utilisateurs européens recherchent des alternatives blindées. Le fait que les téléchargements aient grimpé en flèche dans les pays nordiques nous aide également à relier cette tendance aux derniers développements liés au Groenland.

Bien que Signal soit basé aux États-Unis, son architecture « zéro connaissance » et sa nature à but non lucratif en font une anomalie : il ne peut pas fournir de données parce qu’il ne les collecte tout simplement pas.

L’intérêt pour la compréhension de ces différences techniques est également monté en flèche. Visites des pages Wikipédia sur Signal dans Allemagne et France ont triplé la semaine dernière, ce qui suggère que le grand public, et pas seulement les experts en cybersécurité, recherche activement comment protéger ses communications avant de migrer.

Contrairement à WhatsApp, propriété de Meta, ou à Telegram, dont le cryptage de bout en bout n’est pas par défaut dans tous les chats, Signal garantit que ni les messages, ni les contacts, ni les groupes ne peuvent être lus par des tiers, ni même par les développeurs eux-mêmes ou par les agences gouvernementales. À l’heure de l’incertitude politique, il semble que les utilisateurs soient déterminés à opter pour des messageries alternatives, notamment en Europe.