Meta essaie depuis un certain temps de faire de son matériel plus qu’un simple complément à ses réseaux sociaux. Avec la poussée de ses récents appareils, l’entreprise serait en train de récupérer une idée mise entre parenthèses : une montre intelligente avec le nom interne Malibu 2. La fuite situe le projet dans une perspective 2026 et lui attribue deux piliers : un suivi de la santé et un assistant Meta AI intégré.
Le poignet est un territoire stratégique. C’est l’un des rares endroits où l’utilisateur accepte de transporter sa technologie toute la journée, et où une interaction rapide, d’un regard ou d’une phrase, fait la différence.
Un projet arrêté en 2022 qui revient avec une autre priorité
Malibu 2 ne serait pas né de zéro. Meta a travaillé sur une montre intelligente dans le passé, mais l’a annulée en 2022 à une époque de coupes et de réalignements au sein de sa division matérielle. Désormais, la réactivation est interprétée comme une décision stratégique: Après des réunions de planification à la fin de l’année dernière, l’entreprise aurait réorganisé sa feuille de route et placé à nouveau l’horloge parmi ses paris.
Cette décision s’inscrit également dans une tendance claire : l’intelligence artificielle devient la fonction parapluie qui organise tout le reste dans les wearables. Celui qui contrôle cette couche contrôle l’expérience.
Santé et Objectif AI : la montre comme accès rapide, pas comme simple compteur
Les détails techniques restent rares, mais les indications divulguées sont claires : Malibu 2 serait livré avec des mesures de santé et d’activité, et avec l’assistant Meta AI comme élément principal. Dans une catégorie où presque toutes les montres mesurent les pas, le sommeil et la fréquence cardiaque, la différence résiderait dans l’usage : convertir les données en actions sans obliger l’utilisateur à naviguer dans les menus.
C’est là que la poupée a un avantage. Répondez à un message avec la voix en marchant. Demandez un bref résumé de la journée. Envoyez une note ou un rappel sans toucher votre téléphone. Ou recevez une suggestion pratique après une mauvaise nuit. Meta semble vouloir que son IA soit le ciment de cette expérience, plutôt qu’une icône supplémentaire à l’écran.
Une montre conçue pour cohabiter avec les lunettes Meta
L’indice le plus intéressant est que l’horloge ne vivrait pas seule. La filtration le place à l’intérieur un plan plus large pour les wearables– Mises à jour de ses lunettes intelligentes actuelles et projet de lunettes de réalité augmentée avec projection de contenu prévu pour 2027.
Dans ce contexte, la smartwatch peut être une interface de contrôle. Un endroit où vous confirmez vos actions, gérez les notifications et changez de mode lorsque vous ne souhaitez pas utiliser votre voix en public. De plus, cela ajoute du contexte : les lunettes fournissent des informations visuelles, la montre fournit la biométrie et une présence constante, et l’IA unit les deux mondes.
Pour Meta, cette intégration a une récompense évidente : si l’utilisateur estime que chaque élément améliore l’autre, il lui est plus difficile de quitter l’écosystème.
Le défi : crédibilité, confidentialité et marché sans patience
L’entrée dans les montres intelligentes ne pardonne pas. L’acheteur attend une autonomie raisonnable, des capteurs fiables, une application solide, des notifications sans faille et une réelle compatibilité avec Android et iOS. Si le produit présente de vagues promesses ou des fonctions incomplètes, la sanction est généralement rapide : il est utilisé pendant quelques semaines et reste dans le tiroir.
Le « pourquoi » de la montre pèse aussi. Si Meta donne la priorité à l’IA, elle devra démontrer que son assistant travaille rapidement, comprend le langage naturel dans des situations bruyantes et ne se contente pas de lire les notifications.. La montre est un appareil de secondes et non de minutes : une réponse lente ou imprécise est plus perceptible que sur un téléphone portable. Et dans le domaine de la santé, toute mesure ambitieuse, comme le stress ou la récupération, nécessite un calibrage et une communication minutieuse afin de ne pas générer de fausses alarmes.
Et il y a un point particulièrement sensible : la confiance. Une montre qui mesure la santé touche à des données sensibles. Dans cette catégorie, la crédibilité se gagne grâce à des contrôles utilisateur clairs et des explications transparentes sur ce qui est traité sur l’appareil et ce qui est envoyé vers le cloud.
Pour l’instant, le design, les matériaux et le prix n’ont pas été précisés, reste donc à savoir si Meta recherche une montre généraliste, axée sur le fitness ou conçue avant tout pour accompagner ses lunettes.
2026 comme objectif et les questions manquantes
La fenêtre utilisée pointe vers 2026avec la montre dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer sa présence sur le corps avant la prochaine vague de réalité augmentée. D’ici là, les clés seront très précises : quels capteurs il comprend, avec quelle précision, quelle autonomie il offre en utilisation réelle, s’il y aura une connectivité mobile et, surtout, ce que fournit Meta AI lorsqu’il n’y a pas de couverture parfaite.
Malibu 2 sonne comme un retour avec une intention sérieuse. Meta veut avoir une place au poignet car elle comprend que la prochaine phase du matériel personnel se jouera sur des appareils qui comprennent le contexte. Si la montre est conforme, il s’agit peut-être du chaînon manquant. Sinon, cela nous rappellera encore une fois que, dans les appareils portables, il ne vaut presque rien.