L’une des révélations les plus surprenantes du MWC 2026 a eu lieu lors de la présentation par Qualcomm de sa nouvelle plateforme pour appareils portables. La société américaine a officiellement confirmé que Samsung intégrera le Snapdragon Wear Elite sur sa prochaine génération de montres intelligentes Galaxy Watch, mettant ainsi fin à plus de dix ans d’utilisation exclusive de processeurs Exynos internes dans ces appareils.
L’annonce était accompagnée d’une diapositive sans ambiguïté indiquant « Apporter le nouveau Snapdragon Wear Elite à la Galaxy Watch ». Samsung rejoint ainsi un écosystème de fabricants qui comprend Google, Motorola et d’autres grands noms qui ont déjà parié ou continuent de parier sur la plateforme Qualcomm pour leurs wearables. Cette décision marque un changement stratégique très pertinent pour la division semi-conducteurs de Samsung, qui conservait le contrôle total des puces de ses montres depuis les premiers modèles.
Une puce conçue pour l’ère de l’IA dans les wearables
Comme nous l’avons déjà expliqué à propos du Snapdragon Wear Elite, cette plateforme représente un saut qualitatif important dans les capacités d’intelligence artificielle pour les appareils portables. La puce comprend un NPU hexagonal dédié capable de prendre en charge des modèles avec jusqu’à un milliard de paramètres, ce qui est impensable dans les générations précédentes de processeurs pour wearables.
Lors de la présentation à Barcelone, Qualcomm a détaillé l’architecture du processeur, qui dispose d’un processeur quad-core, avec un cœur principal à 2,1 GHz et trois cœurs d’efficacité à 1,95 GHz. La conception intègre également un GPU Adreno A622, un modem 5G optimisé pour les appareils portables, une connectivité Wi-Fi 6 et Bluetooth 6.0, en plus de modules dédiés pour la caméra, la gestion de l’alimentation, la charge rapide et un hub de capteurs avancé.
Les chiffres de performances proposés par Qualcomm sont convaincants : amélioration de cinq fois les performances d’un monocœur et un GPU jusqu’à sept fois plus rapide par rapport à la génération précédente. L’efficacité énergétique fait également l’objet d’une attention particulière, avec 30 % d’autonomie en plus et une charge rapide capable d’atteindre 50 % en seulement 10 minutes.

La décision de Samsung rappelle une autre situation récente au sein de l’entreprise. Le Galaxy S26 Ultra s’appuie également sur Snapdragon dans sa version la plus premium, malgré le fait que l’Exynos 2600 promettait de rivaliser en tête-à-tête. Il semble que Samsung reconnaisse que, dans certains segments critiques où les performances et l’efficacité sont essentielles, les puces Qualcomm offrent des avantages qui justifient l’abandon d’un contrôle descendant complet.
Qualcomm a montré lors de la présentation comment il définit la catégorie des wearables depuis plus d’une décennie, du premier Snapdragon 400 en 2014 aux générations plus récentes Snapdragon Wear 5100 et 4100. Des appareils tels que le Moto 360, Fossil Gen, Montblanc Summit, Ray-Ban Stories, OnePlus Watch et Google Pixel Watch ont fait confiance à sa technologie. Désormais, avec Samsung officiellement à bord, la plate-forme Snapdragon Wear Elite s’impose comme la norme de facto pour les montres intelligentes haut de gamme dotées de capacités d’IA avancées.
Cet article a été possible grâce à la participation des journalistes de Comparatel.fr à un événement de présentation organisé par Qualcomm, qui a couvert les frais de voyage. Au-delà de la fourniture d’informations, de conférences et d’entretiens avec ses porte-parole, Qualcomm n’a pas participé à la préparation de l’article et le contenu a été rédigé, édité et publié de manière impartiale et indépendante.