Sept mois de salaire sans travailler : l’incroyable histoire vraie de l’employé “fantôme” qui a disparu dans la masse

Imaginez-vous embauché par l’une des plus grosses entreprises du monde. Premier jour : pas de missions, pas d’équipe, et sept mois plus tard, toujours pas la moindre tâche à accomplir… Mais le salaire, lui, tombe bien, et les zéros s’alignent joyeusement sur votre compte. Histoire invraisemblable ? Pourtant, elle est vraie. Bienvenue dans le monde absurde de l’employé “fantôme” américain dont le quotidien défie toutes les logiques du management moderne !

Un début digne d’une farce… qui devient réalité

Tout a commencé à l’est des États-Unis, chez un géant international de l’immobilier. Notre héros anonyme décroche un poste administratif, probablement avec cette excitation nerveuse qui accompagne tout nouveau challenge professionnel. Sauf qu’avant qu’il ne mette un pied dans l’entreprise, la responsable qui l’a recruté est soudainement remerciée. Coup du sort ou mauvais timing ? Résultat : plus personne pour l’accueillir, le briefer, ou même se souvenir de son existence.

Au moment de débarquer pour son premier jour, l’accueil est pour le moins… spartiate : un employé passablement débordé et d’un autre service lui montre vaguement un bureau, et puis c’est tout. Voilà notre employé, seul dans un espace désert, posté derrière le bureau de son ex-responsable. L’ambiance : “Ghost Town” version open space.

Sept mois de présence fantôme et salaire bien réel

Se retrouver invisible, certains en rêvent. Lui aurait, semble-t-il, préféré exister dans l’organigramme. Pendant des semaines, il tente d’alerter d’autres managers, se manifeste, signale l’oubli… Personne ne s’en préoccupe. Aucun supérieur pour lui donner des consignes, pas de collègues à la rescousse : le vide intégral.

  • Présence au bureau trois jours par semaine (avec assiduité) ;
  • Télétravail les deux autres jours, histoire de respecter la règle ;
  • Ses seules « missions » : concocter chaque semaine une feuille de calcul sur les salaires, qu’il envoie consciencieusement à son supérieur (qui ne répond jamais) – une tâche pliée en un quart d’heure chrono… pour toute la semaine !

Le reste du temps ? Il le consacre à lire, regarder des vidéos en ligne, ou à savourer l’oisiveté pure et simple. Chercher un deuxième emploi pour combler ses journées ? Très peu pour lui. « Je suis un flemmard assumé. Même ce travail, je n’ai pas envie de le faire, alors un deuxième ? Certainement pas, » confie-t-il, non sans auto-dérision, sur Reddit.

Un symptôme inquiétant, loin d’être isolé

Son témoignage viral, partagé et commenté à l’envi, a franchement de quoi interpeller. Un tel dysfonctionnement organisationnel ne peut relever d’un simple “bug” isolé ! Et pour cause : de grandes entreprises, y compris Meta à l’époque de la pandémie, ont déjà été accusées d’avoir intégré des ingénieurs dans leurs effectifs… sans leur confier la moindre mission. La raison ? Parfois, simplement pour empêcher ces talents d’aller grossir les rangs de la concurrence.

L’Espagne aussi a connu ce phénomène, révélé par certains audits internes : des employés bien enregistrés dans les bases RH, officiellement présents… mais totalement inactifs, n’ayant aucun suivi hiérarchique. Un gâchis humain ? Un mystère bureaucratique ? Les deux, probablement.

Ce genre d’anecdote soulève tout de même des questions qui piquent :

  • Comment peut-on marcher aussi longtemps dans une entreprise… sans que personne ne s’interroge ?
  • Comment le management peut-il ignorer qu’un salarié est littéralement “disparu dans la masse” ?
  • Et, pire encore, qu’est-ce qui pousse certaines organisations à recruter en masse sans contrôle, au point qu’un rouage disparaisse et que la machine continue, imperturbable ?

Quand le capitalisme se perd dans son propre labyrinthe

Notre employé fantôme, avec ses journées sans stress et son salaire confortable, incarne malgré lui un symbole involontaire : celui d’un capitalisme qui, à force de complexité, finit par oublier jusqu’à ses propres salariés. Une situation rare, mais qui semble moins exceptionnelle qu’on pourrait l’espérer… Surtout dans les grosses structures où, à trop vouloir grandir vite et fort, on finit par perdre la trace de ceux qui n’ont pas de “champion” pour veiller à leur intégration.

Alors, que fera-t-il si un jour l’entreprise se rappelle de lui ? Mystère. En attendant sa découverte (ou pas), il savoure sa chance étrange, entre feuille de paye bien garnie et l’art d’occuper le vide.

Morale de l’histoire ? Parfois, la meilleure stratégie pour survivre en entreprise, c’est de passer (très) inaperçu. Mais si tout le monde faisait pareil… que resterait-il de la fameuse « culture d’entreprise » ?