Microsoft a publié la mise à jour préliminaire KB5079391 pour Windows 11, introduisant la prise en charge officielle des taux de rafraîchissement supérieurs à 1 000 Hz.
Bien que les notes de mise à jour de Microsoft indiquent des chiffres de 1 000 Hz « ou plus », Blur Busters, créateurs des célèbres tests d’écran tels que UFO Test, assure que ce chiffre est s’étend jusqu’à 5 000 Hz, puisque ce sont des chiffres qu’ils ont eux-mêmes suggérés à Microsoft lors de la collaboration avec le développement de cette mise à jour.
Pourquoi voulons-nous un support de 5 000 Hz s’il n’y a pas de moniteurs de cette fréquence ?
La réponse rapide est qu’ils n’existent pas, toujours. Récemment, Samsung a annoncé un moniteur qui atteint 1 060 Hz, et plusieurs entreprises travaillent déjà sur des panneaux 2 000 Hz avant 2030, cette mise à jour couvre donc déjà la prise en charge de ces moniteurs.
De plus, ce n’est qu’une question de temps avant que nous atteignions des chiffres autour de 5 000 Hz.
Quels avantages un moniteur 5 000 Hz pourrait-il apporter ?
La nécessité d’atteindre ces chiffres va au-delà de ses prétendus avantages dans le « gaming » : alors que 1 000 Hz élimine le flou de mouvement sur les petits écrans, des fréquences proches de 10 000 Hz sont nécessaires pour que les effets stroboscopiques de scintillement disparaissent sur les dalles grand format à haute résolution.
De plus, avec les nouveaux écrans OLED qui deviennent populaires avec des fréquences plus élevées, avec des temps de réponse des pixels (GtG) proches de zéro, la sensation de fluidité est plus perceptible, faisant la différence entre 120 Hz et 480 Hz, et des fréquences plus élevées, plus perceptibles dans une dalle OLED que de passer de 60 Hz à 120 Hz dans des dalles LCD classiques.
D’un autre côté, pour profiter de ces types de hautes fréquences dans les moniteurs, des souris très sensibles seront également nécessaires. Les modèles avec un faible DPI (400-800 DPI) peuvent pénaliser les avantages d’autant de Hz dans les mouvements lents, puisque le nombre de mises à jour de position envoyées au système serait insuffisant pour couvrir les cycles de rafraîchissement de l’écran. Il faudrait plus de 1 600 DPI pour ne pas avoir de « goulot d’étranglement ».
De même, le taux d’interrogation de la souris doit évoluer en conséquence, avec un minimum de 2 000 Hz recommandé pour éviter la désynchronisation avec l’écran.