Xiaomi arrête la course à la puissance brute : sa puce Xring O2 abandonne 2 nm en raison des coûts et de la stratégie

Dans un marché obsédé par la réduction de la taille des transistors, Xiaomi a pris une décision pratique qui contraste avec celle de ses concurrents directs. Selon de nouveaux rapports de l’industrie, le Anneau X O2la deuxième génération de son propre processeur mobile, ne franchira pas le pas 2 nanomètres de TSMCen restant au nœud de 3 nanomètres (N3P).

La décision répond à une logique purement économique et d’offre. Le processus de fabrication en 2 nm est estimé à environ 50% plus cher que 3 nm. De plus, la capacité de production initiale de cette technologie de pointe est déjà pratiquement monopolisée par des géants comme Apple, Qualcomm et MediaTek. Pour Xiaomi, essayer de rivaliser pour une part des tranches de 2 nm serait une décision risquée et d’un coût prohibitif.

Cette décision intervient à un moment délicat pour l’industrie du matériel. Les coûts des composants ont grimpé en flèche l’année dernière. En fait, le prix de la mémoire explose. Ajouter un processus de fabrication prime à l’équation aurait fait monter en flèche le coût de fabrication de ses appareils, compromettant les marges bénéficiaires ou rendant le produit final excessivement cher.

Une puce pour unifier tout l’écosystème

Loin d’être une défaite technique, cette élection révèle le changement de stratégie de l’entreprise. Avec le Xring O2, Xiaomi ne cherche pas à gagner la bataille des performances brutes dans le très haut de gamme, mais plutôt à créer un cerveau efficace et polyvalent capable d’unifier son énorme catalogue de produits.

Les rapports indiquent que cette puce n’est pas conçue exclusivement pour les téléphones. La vision « une puce, plusieurs plates-formes » vise à ce que le Xring O2 alimente tout, des smartphones et tablettes aux appareils portables et, surtout, le véhicules électriques de la marque. En utilisant le nœud N3P, une version améliorée et mature du 3 nm, Xiaomi garantit un équilibre optimal entre performances et efficacité énergétique, vital pour cette intégration transversale.

Alors que ses concurrents vont lancer produits phares Avec la technologie 2 nm en fin d’année, la propre puce de Xiaomi semble destinée au milieu de gamme haut de gamme ou à des appareils où l’intégration entre logiciel et matériel prime sur la force brute. De plus, s’en tenir à des technologies matures permet à l’entreprise chinoise d’éviter en partie les incertitudes géopolitiques et les restrictions américaines à l’exportation sur les outils de conception de puces les plus avancés.