Une semaine au volant, près de 900 km avalés entre périph’, autoroutes et petites routes pour voir ce que ce SUV électrique a vraiment dans le ventre. J’ai pris le temps de vivre avec, de charger à des bornes rapides, d’affronter des tronçons ventés, et de trier ce qui relève du waouh, de l’utile… et du franchement agaçant. “Je veux savoir si je peux y croire au quotidien”, c’était mon fil rouge.
Style et vie à bord
Le dessin est plus fluide que massif, avec une signature lumineuse très soignée. De près, les ajustements inspirent la confiance, et l’ensemble dégage une vraie impression de modernité. “C’est sobre mais pas fade”, ai-je noté en observant les reflets sur la grande carrosserie.
À l’intérieur, l’ambiance est claire, épurée, presque scandinave dans l’esprit, avec un sens du détail étonnant pour le segment. Les sièges sont bien sculptés, la position de conduite tombe juste, et les rangements sont partout où on en a besoin. La banquette arrière accueille deux adultes avec un bel espace aux genoux et une garde au toit correcte.
Interface et ergonomie
L’écran central est vaste, réactif et plutôt logique, sans se perdre dans la surenchère d’icônes. L’OS réagit vite, la voix “Hey Xpeng” comprend la plupart des requêtes, même avec un léger fond sonore. “Je déteste chercher trois sous-menus pour couper un bip”, ici on s’en sort avec une ou deux pressions.
La connectivité est riche, les profils conducteurs se mémorisent vite, et la navigation reste claire, y compris pour les arrêts recharge. Petit bémol, certaines options sont traduites de manière curieuse, ce qui ajoute un soupçon de flottement.
Au volant, tous les jours
Sur route, le châssis privilégie le confort, sans devenir un gros coussinet flottant. Les mouvements de caisse sont bien contenus, la direction est légère mais précise, et la filtration des joints d’autoroute est très correcte. En ville, on apprécie la bonne compacité ressentie pour manœuvrer un gabarit pourtant familial.
Le silence de marche est un vrai plaisir, seulement troublé par quelques bruits d’air au-delà de la vitesse légale. La pédale d’accélérateur est progressive, avec suffisamment de reprise pour doubler sans se poser de questions. Le freinage régénératif est paramétrable, de discret à assez marqué, mais j’aurais aimé un mode pure “one-pedal” plus constant.
Autonomie et recharge
Sur mon mix 60 % autoroute, 30 % départementales, 10 % urbain, l’ordinateur a affiché entre 18 et 21 kWh/100 km selon la météo et le profil. À 130 km/h stabilisés avec du vent de face, on grimpe un peu, rien d’inhabituel pour un SUV électrique. En usage plus doux, je suis descendu sans effort sous les 18 kWh/100 km.
La plateforme 800 V promet des recharges très rapides, et en pratique, j’ai vu des puissances bien hautes sur borne HPC quand les conditions étaient idéales. “Le temps d’un café et d’un e-mail, on repart avec de quoi voir venir”, c’est l’impression générale. La courbe reste stable tant que la batterie est assez chaude, puis décroît de façon prévisible et sans